lundi 18 avril 2011

'Unputdownable'!

Commençons par un petit exercice de dérivation... Le livre que je vous recommande aujourd'hui est réellement UN/ PUT / DOWN / ABLE: on ne peut (un /able) pas le lâcher (put down).
Le genre de livre qu'on veut faire lire à tous ceux qu'on aime - c'est précisément my dearest friend Cathy qui me l'a mis dans les mains. 'Ca devrait te plaire', a-t-elle prédit. Bless her: bingo - again!

'The Very Thought of You', de Rosie Alison (2009 - 306 pages)
Niveau minimum requis: B2
(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 09 de ce blog)


Vous avez vu ce titre? Dans ce livre, tous les personnages cachent leur amour (parfois leur haine) des autres. On s'admire, on s'aime, on se désire... souvent dans le plus grand secret.

La lecture de ce roman est un cocktail addictif dès les premières pages:
- car la toile de fond historique est romanesque à souhait: les années 1940 en Angleterre.
- grâce à son héroïne: une petite fille de 8 ans évacuée vers la campagne comme des milliers d'enfants loin des bombardements de la capitale.
- parce que c'est dans une grande demeure du Yorkshire, propriété d'une famille d'aristocrates endeuillés par la Grande Guerre, que ces enfants vont trouver refuge pendant quatre ans, loin de leurs parents (que certains ne reverront jamais).

Donc: 'Blood, sweat and tears', comme disait Churchill, avec son lot de mélancolie, de solitude et de deuil.

Pourtant l'auteure ne cède à aucune facilité, et ce qui aurait pu être un mélodrame de plus s'avère proche d'un roman d'apprentissage extrêmement touchant.
Sans compter qu'il n'est pas inintéressant (peut-être pour pallier une certaine ethnocentricité;-)) de mieux connaître comment d'autres pays ont vécu la Seconde Guerre Mondiale.

jeudi 14 avril 2011

'A poem should not mean...

... but be'.
Ars Poetica, Archibald MacLeish

Si vous n'avez pas le temps, l'envie ou le courage de vous lancer dans la lecture d'un roman en anglais, pourquoi ne pas essayer la poésie?
J'ai déjà mentionné ici un recueil bilingue très bien fait (voir mon message du 24 octobre 2009: 'Lire de la poésie anglaise'), mais voici une autre collection pas mal du tout, que m'a fait découvrir une copine anglaise (thank you very much indeed, Sarah!) :

'The Nation's Favourite Poems', BBC Books (1996 - 192 pages)

C'est une anthologie très originale: en 1996, la BBC a demandé à ses auditeurs d'élire leur poème préféré. Ce livre regroupe donc les 100 poèmes les plus aimés des Britanniques; ils sont numérotés de 1 à 100 et, comme dit Sarah, 'What's great is that you can start anywhere you like'.

En effet, il y en a pour tous les goûts et avec tout type de longueur.

Je vous conseille d'acheter également le CD audio sur lequel la plupart des poèmes en question sont lus, ce qui pourrait vous aider à en mémoriser quelques-uns.

Why not? Car, comme le dit le poète MacLeish, tant pis si vous ne comprenez pas tout ce que le poème peut vouloir dire. L'essentiel, c'est son existence même.


mardi 29 mars 2011

Quitter l'Irlande... A Never-Ending Story

Voilà un roman acclamé par la critique, et qui est également un 'succès de librairie'.

'Brooklyn' de Colm Toibin (2009 - 252 pages)
Niveau minimum requis: B1+
(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 09 de ce blog)

A l'heure où l'état critique de l'économie irlandaise replace l'émigration de sa jeunesse vers d'autres continents au premier rang de ses priorités, ce livre nous fait partager le départ d'une jeune Irlandaise pour l'Amérique des années 1950 et le quotidien de sa première année en tant que vendeuse dans un grand magasin de Brooklyn.

C'est un mélange du 'Bonheur des Dames' d'Emile Zola et de 'Dubliners' de James Joyce, sans toutefois en égaler la beauté de l'écriture.
'Brooklyn' est vraiment facile à comprendre notamment parce que Colm Toibin est très économe en matière de rebondissements (à l'opposé d'un Douglas Kennedy par exemple!).
À vrai dire, il ne se passe pas grand chose (I must confess: je me suis un peu ennuyée sur la première moitié du roman), mais le succès de ce livre tient peut-être justement à l'absence d'aventures rocambolesques et/ou tragiques que les romans traitant du même sujet ne manquent pas de nous infliger.
Le personnage principal, Eilis, reste en effet spectatrice de sa propre vie, largement aiguillée par son entourage.
Je suppose qu'assister à cette lente paralysie (la même que dans 'Dubliners') peut fasciner le lecteur et rendre 'Brooklyn' 'unforgettable', comme le proclame la couverture.

Si vous aimez les lectures sur l'Irlande, allez voir:
- mon message du 14 juin 2009 sur Brian Moore (Belfast au temps des 'Troubles')
- mon message du 16 décembre 2009 sur James Joyce (l'Irlande du début du XXème siècle) et Liam O'Flaherty (la 'Potato Famine' des années 1840)
- mon message du 05 juin 2010 sur Maeve Binchy (des histoires romanesques dans la campagne irlandaise)

Pour en savoir plus sur la reprise de l'émigration irlandaise en 2011, cliquez sur le titre de ce message.

vendredi 18 mars 2011

Meet the author!

Juste un mot pour signaler aux lecteurs parisiens que Jonathan Coe sera présent chez WH Smith (Rue de Rivoli) jeudi 24 mars 2011 à 19h00.
Lucky you if you can be there!