dimanche 24 février 2013

T'as LU James Bond?!?

Vous connaissez tous James Bond; suivant votre âge, il a les traits de Roger Moore, Sean Connery ou Daniel Craig...

Mais qui a LU James Bond? C'est ce que je vous recommande aujourd'hui:

'Casino Royale' de Ian Fleming (288 pages - 1953)

Niveau minimum requis: B2 (B1+ si vous connaissez bien l'une des adaptations à l'écran)
(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 2009 de ce blog)


C'est le tout premier livre sur James Bond, son créateur en écrira quatorze* au total.
Je connaissais sa plus récente adaptation à l'écran, mais j'ignorais que c'était le premier livre de la série.

C'est comment?
- difficile à suivre dans les toutes premières pages
- très efficace ('a page-turner') dès le troisième chapitre
- étonnant: Bond est assez antipathique au début. Un homme-machine hyper intelligent qui ne prend que des douches froides, fume non-stop et s'agace de devoir collaborer avec une femme.
- glaçant: une scène de torture assez choquante (que j'évite de regarder quand c'est un film, mais là, no escape!)
- pas si fun que dans les films: peu ou pas de gadgets - c'est très 'old school' - et un vrai contexte d'après-guerre
- déjà imprégné de ce qui deviendra le cocktail d'ingrédients incontournables: de l'action, une superbe James Bond girl, Bond qui frôle la mort et célèbre le fait d'être encore en vie avec du champagne (Cliquot, dans ce premier livre...)

Bref: j'en recommande la lecture. Et comme l'intrigue se passe en France, le texte est parsemé de français; le contexte familier devrait aider les lecteurs moins outillés, même si - comme moi - vous ne comprenez rien aux jeux de casino! L'auteur est assez délicat envers son lecteur et explique pour quoi le 9 est plutôt une bonne nouvelle pour Bond...

* à noter - je l'ai déjà écrit dans ces pages - les héritiers de Ian Fleming (mort en 1964)  ont choisi William Boyd pour écrire le prochain Bond...

dimanche 27 janvier 2013

A very ENGLISH author...

Je viens de terminer un livre court mais pas si facile à lire. Je le recommande quand même parce qu'il est peu ordinaire.
'The Sense of and Ending' de Julian Barnes (2011-150 pages)

Niveau minimum requis: B2, voire C1
(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 2009 de ce blog)


Ce roman a été couronné du très sélect Man Booker Prize 2011.
Pour moi, son auteur est la quintessence même d'un  grand écrivain anglais: John Barnes, né en 1946, a son œuvre traversée par ce qu'on peut appeler 'Englishness'.
Ici, quatre garçons deviennent amis dans une 'boarding school', se prennent pour des philosophes et rêvent à des filles inconnues. On les voit poursuivre leur vie de jeunes hommes, découvrir l'amour, ou un semblant d'amour. On suit un couple middle-class finalement très ordinaire, dont les vingt ans de vie commune se réduisent à un paragraphe par manque de faits saillants. Puis une revenante fait son apparition, sans jamais vraiment se dévoiler...
Très lisse, tout ça, mais aussi bien névrosé!

Le narrateur de ce dernier livre est un homme âgé qui se remémore son adolescence quarante ans après. Émergent des amis disparus, des amours anciennes et une réflexion sans complaisance sur les dégâts occasionnés par le temps qui passe.
Mais on ne s'ennuie pas, grâce à une intrigue bien menée qui se déroule par à-coups avant une révélation finale surprenante.

Having said that, le style et la langue de Julian Barnes ne seront pas du tout évidents pour ceux qui n'ont jamais lu un livre en anglais auparavant.
Les autres, les 'confirmés', pourront s'y aventurer... À moins que le temps de janvier ne les déprime, car le ton du livre est loin d'être gai!



dimanche 6 janvier 2013

Roman en anglais facile à lire: par ici!

Happy New Year everyone!

Voici un roman facile à lire pour bien commencer l'année 2013:

'Shelter' de Harlan Coben (2011-304 pages)

Niveau minimum requis: B1(+)
(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 2009 de ce blog)


C'est un roman qui vise des lecteurs jeunes (Young Adults) et donc, hélas, ce n'est pas de la grande littérature! Mais il y a tous les ingrédients qui rendent ce livre très recommandable:
- il est facile à lire. Beaucoup de dialogues, pas de lexique compliqué.
- il y a de l'action: c'est un mix entre un polar et un roman d'aventures pour enquêteurs en herbe (genre 'Club des Cinq', désolée pour la référence 70s ;-)
- le personnage principal, Mickey Bolitar, neveu de Myron Bolitar (vous connaissez?) est chouette, on a envie de le suivre et de l'aider. Le pauvre vient de perdre son père et sa mère est en cure de désintoxication. Les lecteurs ados en froid avec leurs parents comprendront!
- il a des potes très chouettes aussi, qui, même s'ils sont un peu trop stéréotypés (la moche gothique, le 'nerd', la fille qui fait rêver tous les garçons du lycée...), ont une vraie personnalité, attachante elle aussi.
- l'environnement est à la fois familier et rassurant (American high school) et inquiétant (une maison sombre dans les bois habitée par une 'Bat Lady'...).

Le seul hic, c'est que la fin n'en est pas une. C'est une série, mais continuer à lire est une bonne résolution en ce début d'année, is it not?

dimanche 23 décembre 2012

Chic, ce n'est pas la fin du monde...

Puisque les Mayas se sont visiblement un peu trompés, je vous recommande un ouvrage de 'non-fiction' que je viens de découvrir. 
Idéal pour profiter pleinement des fêtes!

Ecrit par un professeur de Harvard, c'est un manifeste en faveur de la pensée positive.

Mais attention, rien de hippie-new-age-vie-en-rose-c'est-cool-nous-sommes-tous-frères-et-soeurs.

Il s'agit de la thèse hyper sérieuse d'un chercheur en psychologie qui s'est demandé quelle était la connexion entre travail, succès et bonheur.

'The Happiness Advantage' de Shawn Achor (2010 - 205 pages)

Niveau minimum requis: B2
(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 2009 de ce blog)


Un livre indispensable, notamment en cette période compliquée où il est très facile de sombrer dans le pessimisme ambiant.
En fait, l'auteur nous apprend à reprogrammer notre cerveau en lui faisant choisir de nouveaux chemins qui vont systématiquement passer par un état d'esprit positif.
Avec un certain humour et une grande simplicité, il montre (toujours de façon scientifiquement inattaquable) à quel point avoir un état d'esprit négatif limite les capacités de notre cerveau, et par conséquent le champs des possibles, la créativité, l'inventivité, la performance. C'est très convaincant.

Pour l'auteur, il s'agit de rien de moins qu'une révolution copernicienne dans la recherche en psychologie, appliquée au monde du travail, de l'éducation mais aussi à la vie intime.

Evidemment, le problème avec ce type de livre c'est que vous allez être vite sûrs d'avoir découvert quelque chose de très enthousiasmant... et que vous risquez d'agacer tout votre entourage avec vos nouveaux préceptes censés changer le monde!

En même temps, les précurseurs sont toujours des incompris. 
Tant pis: go for it!