mercredi 3 septembre 2014

De la fantaisie pour la rentrée

C'est LA semaine des choses sérieuses, is it not?
Même ceux qui ne reprennent pas le chemin de l'école savent que 'la rentrée' c'est le moment des bonnes résolutions. Lire plus d'anglais, par exemple!
 
Je viens de terminer un petit livre enchanteur à la portée des lecteurs B1:
 
'Haroun and the Sea of Stories' de Salman Rushdie (1990 - 211 pages)
 
C'est en lisant 'Joseph Anton' que j'ai découvert l'existence de ce conte merveilleux et très amusant. On y reconnaît la plume pleine de malice de Salman Rushdie et la lecture autobiographique est plus que permise!
 
C'est l'histoire de Rashid Khalifa, conteur de son métier, qui s'aperçoit un jour funeste qu'il a oublié les histoires qu'il est censé raconter. La source s'est mystérieusement tarie. Grâce à son jeune fils, Haroun, il va partir à la recherche de cette source...
 
Salman Rushdie a écrit ce conte au début de ses dix ans de vie clandestine pour cause de fatwa. Il n'arrivait plus à trouver l'inspiration due à sa captivité forcée (protection 24h/24 par Scotland Yard). C'est alors que son fils, Zafar, à l'époque âgé de 9 ans, lui a fait promettre d'écrit au moins une histoire pour lui. Et ce fut 'Haroun and the Sea of Stories'.
 
C'est assez facile à lire et divertissant, comme un conte de Mille et Une Nuits (les lecteurs moins outillés perdront une partie de l'humour très second degré). Merci Zafar!

jeudi 14 août 2014

Lire avec de l'aide: super trouvaille!

Au détour des allées d'une grande et belle librairie, j'ai découvert cette nouvelle collection qui est vraiment parfaite pour tous ceux qui souhaitent se mettre à lire l'anglais tout en ayant un niveau intermédiaire:

Collection Harrap's Yes You Can

La très bonne idée de cette collection c'est de fournir au lecteur le texte intégral avec une petite marge à droite ou à gauche du texte avec les expressions les plus difficiles traduites. (Vous le savez sûrement, Harrap's est un fameux éditeur de dictionnaires anglais).

Donc, même si vous êtes du niveau B1 (voir les premières pages de ce blog pour déterminer votre niveau), vous allez avoir accès à de beaux textes sans le recours fastidieux au dictionnaire. Personnellement, j'ai acheté 'Oracle Night' de Paul Auster, un de mes écrivains américains préférés mais peu facile à lire pour un non-spécialiste de la langue anglaise. La traduction (qui prend très peu de place) aide vraiment à progresser dans l'histoire et avoir un vrai plaisir de lecture.

Autre gros point positif, les auteurs sont contemporains (as in, not dead yet!) et les œuvres choisies sont récentes*, ce qui est loin d'être le cas de ce type de collections. Bravo Harrap's!

* j'ai vu des romans de Harlan Coben, Michael Connelly, P.D. James ou encore Ken Follet. Ca change d'Agatha Christie et Ray Bradbury...

samedi 9 août 2014

Downton Abbey version Sixties

Vous savez mon addiction totale et assumée à la série 'Downton Abbey', dont j'ai revu tous les épisodes  grâce au temps magnifique de juillet... Voir mon message sur la série.

Son créateur, Julian Fellowes, est aussi écrivain. Voir mon message sur son roman, Snobs.

Je viens de lire un autre roman du même auteur, que j'ai vraiment beaucoup aimé:

'Past Imperfect', de Julian Fellowes (2008 - 514 pages)

Niveau minimum requis: B2
(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 2009 de ce blog)



C'est la même idée qui anime ce livre et la série 'Downton Abbey': un monde a disparu, en l'occurrence ici, celui de l'aristocratie britannique dans les années 1960s.
Le narrateur fait l'aller-retour entre sa jeunesse dorée et insouciante au sein des familles les plus upperclass à Londres au début des Sixties et aujourd'hui. On y découvre les bals des débutantes, leurs ancêtres illustres et leurs demeures familiales somptueuses.
Y sont passées au crible aussi les alliances et mésalliances entre ces jeunes born with a silver spoon in their mouths.   Les codes qui régissent cette société sont bien connues de l'auteur/narrateur qui en profite pour se lamenter sur leur disparition.

C'est un roman mélancolique qui vous permettra de découvrir de l'intérieur les us et coutumes des classes très favorisées en Grande-Bretagne et de faire un point sur ce qu'elles sont devenues de nos jours.

jeudi 7 août 2014

J.K. Rowling aime le gore

Vous le savez sûrement déjà, JK Rowling écrit des romans policiers sous le doux nom de Robert Galbraith (voir mon message 'JK Rowling s'appelle Robert!).

Je viens de lire son deuxième roman sous ce nom, qui met en scène à nouveau le détective pas comme les autres nommé Cormoran Strike et son incroyable secrétaire...

'The Silkworm' de Robert Galbraith (2014 - 455 pages)

Niveau minimum requis: C1


(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 2009 de ce blog)



Ce que j'ai aimé: ça se passe à Londres en novembre-décembre 2011, à un moment où l'Angleterre croule sous la neige et les intempéries arctiques. On prend beaucoup The Tube, on va se réfugier au pub ou déjeuner dans des restaurants chics (et hors de prix!) ou encore prendre un verre dans un gentlemen's club.
L'intrigue est, comme d'habitude avec J.K. Rowling, très bien menée: c'est l'histoire d'un meurtre dans le milieu de l'édition et des écrivains, monde qu'elle connaît par coeur. On s'aime, on se jalouse, on se déteste... Et on s'entre-tue.

MAIS on sent que Ms Rowling a bien l'intention de pousser ses lecteurs dans leurs retranchements: le meurtre est digne de la série TV la plus violente; ça a beau être d'inspiration littéraire, son côté absolument pervers et orgiaque a failli me faire arrêter le lecture plusieurs fois! (J'étais sur la plage, j'avais prévu une lecture moins .... challenging !).

You've been warned!

Mais je suis arrivée au bout, ravie d'avoir retrouvé le duo génial que forment le détective handicapé (il a perdu une jambe quand il était soldat en Afghanistan) et son adorable secrétaire (qui joue à merveille à l'apprenti-sorcier).