jeudi 14 août 2014

Lire avec de l'aide: super trouvaille!

Au détour des allées d'une grande et belle librairie, j'ai découvert cette nouvelle collection qui est vraiment parfaite pour tous ceux qui souhaitent se mettre à lire l'anglais tout en ayant un niveau intermédiaire:

Collection Harrap's Yes You Can

La très bonne idée de cette collection c'est de fournir au lecteur le texte intégral avec une petite marge à droite ou à gauche du texte avec les expressions les plus difficiles traduites. (Vous le savez sûrement, Harrap's est un fameux éditeur de dictionnaires anglais).

Donc, même si vous êtes du niveau B1 (voir les premières pages de ce blog pour déterminer votre niveau), vous allez avoir accès à de beaux textes sans le recours fastidieux au dictionnaire. Personnellement, j'ai acheté 'Oracle Night' de Paul Auster, un de mes écrivains américains préférés mais peu facile à lire pour un non-spécialiste de la langue anglaise. La traduction (qui prend très peu de place) aide vraiment à progresser dans l'histoire et avoir un vrai plaisir de lecture.

Autre gros point positif, les auteurs sont contemporains (as in, not dead yet!) et les œuvres choisies sont récentes*, ce qui est loin d'être le cas de ce type de collections. Bravo Harrap's!

* j'ai vu des romans de Harlan Coben, Michael Connelly, P.D. James ou encore Ken Follet. Ca change d'Agatha Christie et Ray Bradbury...

samedi 9 août 2014

Downton Abbey version Sixties

Vous savez mon addiction totale et assumée à la série 'Downton Abbey', dont j'ai revu tous les épisodes  grâce au temps magnifique de juillet... Voir mon message sur la série.

Son créateur, Julian Fellowes, est aussi écrivain. Voir mon message sur son roman, Snobs.

Je viens de lire un autre roman du même auteur, que j'ai vraiment beaucoup aimé:

'Past Imperfect', de Julian Fellowes (2008 - 514 pages)

Niveau minimum requis: B2
(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 2009 de ce blog)



C'est la même idée qui anime ce livre et la série 'Downton Abbey': un monde a disparu, en l'occurrence ici, celui de l'aristocratie britannique dans les années 1960s.
Le narrateur fait l'aller-retour entre sa jeunesse dorée et insouciante au sein des familles les plus upperclass à Londres au début des Sixties et aujourd'hui. On y découvre les bals des débutantes, leurs ancêtres illustres et leurs demeures familiales somptueuses.
Y sont passées au crible aussi les alliances et mésalliances entre ces jeunes born with a silver spoon in their mouths.   Les codes qui régissent cette société sont bien connues de l'auteur/narrateur qui en profite pour se lamenter sur leur disparition.

C'est un roman mélancolique qui vous permettra de découvrir de l'intérieur les us et coutumes des classes très favorisées en Grande-Bretagne et de faire un point sur ce qu'elles sont devenues de nos jours.

jeudi 7 août 2014

J.K. Rowling aime le gore

Vous le savez sûrement déjà, JK Rowling écrit des romans policiers sous le doux nom de Robert Galbraith (voir mon message 'JK Rowling s'appelle Robert!).

Je viens de lire son deuxième roman sous ce nom, qui met en scène à nouveau le détective pas comme les autres nommé Cormoran Strike et son incroyable secrétaire...

'The Silkworm' de Robert Galbraith (2014 - 455 pages)

Niveau minimum requis: C1


(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 2009 de ce blog)



Ce que j'ai aimé: ça se passe à Londres en novembre-décembre 2011, à un moment où l'Angleterre croule sous la neige et les intempéries arctiques. On prend beaucoup The Tube, on va se réfugier au pub ou déjeuner dans des restaurants chics (et hors de prix!) ou encore prendre un verre dans un gentlemen's club.
L'intrigue est, comme d'habitude avec J.K. Rowling, très bien menée: c'est l'histoire d'un meurtre dans le milieu de l'édition et des écrivains, monde qu'elle connaît par coeur. On s'aime, on se jalouse, on se déteste... Et on s'entre-tue.

MAIS on sent que Ms Rowling a bien l'intention de pousser ses lecteurs dans leurs retranchements: le meurtre est digne de la série TV la plus violente; ça a beau être d'inspiration littéraire, son côté absolument pervers et orgiaque a failli me faire arrêter le lecture plusieurs fois! (J'étais sur la plage, j'avais prévu une lecture moins .... challenging !).

You've been warned!

Mais je suis arrivée au bout, ravie d'avoir retrouvé le duo génial que forment le détective handicapé (il a perdu une jambe quand il était soldat en Afghanistan) et son adorable secrétaire (qui joue à merveille à l'apprenti-sorcier). 

mercredi 2 juillet 2014

Un autre 'modern classic' à lire!

Si vous êtes allés au lycée en France entre 1980 et aujourd'hui,vous avez sûrement étudié un extrait de ce très grand classique, qu'à ma grande honte, je viens de lire en entier pour la première fois:

'The Heart is a Lonely Hunter' de Carson McCullers (1940 - 312 pages)

Niveau minimum requis: B2
(pour déterminer votre niveau de lecture, reportez-vous aux pages de juin 2009 de ce blog)


Voici la photo la plus connue de son auteur - n'est-elle pas étonnante?:


Cette frêle jeune femme a écrit à l'âge de 23 ans un roman sur le sud des Etats-Unis qui la fait rivaliser avec les plus grands écrivains.
Son roman est une galerie de portraits de gens ordinaires dans une petite ville où se croisent ouvriers blancs, employés de maison noirs, deux sourds et muets, un patron de bar, un docteur noir, une adolescente garçon manqué qui aime la musique classique...

C'est très vivant, très réaliste et en même temps assez inclassable.

Comment une jeune femme blanche issue d'un milieu plutôt aisé a-t-elle pu écrire des portraits aussi intimistes et criants de vérité, c'est la question qui continue d'alimenter le mythe Carson McCullers.

J'ai passé un très bon moment (attention, le livre est long) et les personnages resteront longtemps avec moi.